Méthode et sources
D'où viennent les prix
Chaque prix est un prix d'adjudication réel : le montant auquel le véhicule a été adjugé lors d'une vente aux enchères publique en France, tel que la maison de ventes l'a publié. Les sources :
- les procès-verbaux et listes de résultats publiés par les maisons de ventes après la vente (PDF, Word, Excel) ;
- les résultats affichés le jour de la vente, lot par lot, sur la plateforme de vente ;
- les enchères en ligne des collectivités (Agorastore) : prix final hors frais et hors TVA ;
- les ventes VPauto, au prix d'adjudication hors frais de vente ;
- quelques adjudications relevées directement lors de ventes suivies en live, quand le résultat n'a pas été publié en ligne (prix hors frais).
Le corpus couvre 21 055 adjudications d'utilitaires, du 12/12/2007 au 27/10/2026, publiées par 1252 maisons de ventes. Les prix s'entendent hors frais acheteur (généralement 14,28 % TTC en vente judiciaire, davantage en vente volontaire) et, sauf mention, hors TVA récupérable.
Ce que la cote mesure
La cote est le prix médian attendu : la moitié des véhicules comparables s'est vendue moins cher, l'autre moitié plus cher. Pour un modèle bien représenté, elle est calculée par un modèle statistique appris sur toutes les ventes (modèle, âge, kilométrage, tendance du marché, type de vente) ; sinon, c'est la médiane des ventes comparables, recalée de l'écart qu'on a mesuré sur les ventes passées. La fourchette est celle des erreurs réelles du modèle sur les ventes des 26 dernières semaines : la moitié des ventes tombe dedans, ni plus ni moins.
Ce qu'on mesure, honnêtement : en testant la cote sur des ventes qu'elle ne connaissait pas (chaque vente jugée avec les seules ventes qui la précèdent), environ 4 ventes sur 10 tombent à ±25 % de la cote, et l'écart typique est d'un peu plus de 30 %. C'est la limite du marché plutôt que de la méthode : deux lots identiques, vendus le même mois, s'écartent en médiane de près de 40 %.
Elle ne mesure pas l'état d'un véhicule précis. Les ventes aux enchères mêlent véhicules en bon état, véhicules de liquidation sans entretien récent et véhicules vendus en panne : l'écart entre deux lots de même année est souvent large. C'est pourquoi chaque cote montre ses ventes une par une.
Comment les comparables sont choisis
Un véhicule de 2006 vendu en 2010 et le même vendu en 2026 n'ont pas la même valeur. La cote ne mélange donc pas toutes les ventes : elle part des ventes contemporaines les plus proches et n'élargit que si nécessaire, jusqu'à réunir au moins 5 ventes :
- même année de mise en circulation, ventes des 3 dernières années
- année ±1, ventes des 3 dernières années
- même année de mise en circulation, ventes des 5 dernières années
- année ±1, ventes des 5 dernières années
- année ±2, ventes des 5 dernières années
Si un kilométrage est fourni, seuls les véhicules à ±35 % sont gardés, à condition qu'il en reste au moins 5. Les véhicules vendus non roulants sont exclus, sauf pour comparer un véhicule lui-même non roulant. Le périmètre retenu est toujours affiché à côté du chiffre.
Une page de cote n'existe qu'à partir de 5 adjudications pour l'année. En dessous, les ventes restent visibles sur la page du modèle.
« Combien je mise ? » : la mise max
Le parcours grand public utilise le même moteur, avec trois différences, toutes affichées à côté du résultat :
- Silhouettes : le visiteur choisit une forme (petit utilitaire, fourgon moyen, grand fourgon, benne ou plateau 3,5 t, pick-up, camion porteur, tracteur routier) puis un modèle ou, pour les poids lourds, une marque. S'il ne sait pas, ou s'il n'y a pas assez de ventes du modèle, la comparaison porte sur toute la silhouette.
- Élargissement prolongé : après les paliers ci-dessus, on accepte encore année ±3 sur 5 ans, année ±2 sur 8 ans, année ±3 sur 8 ans, année ±4 sur 10 ans. C'est surtout utile aux poids lourds, peu nombreux aux enchères. La fiabilité affichée descend alors à « au doigt mouillé ».
- Mise max = 75e centile des ventes comparables, arrondie à la centaine : au-delà, on paie plus cher que trois acheteurs sur quatre. Sous le 25e centile : bonne affaire. Entre les deux : prix normal.
Un véhicule qui ne roule pas : on applique le rapport observé entre le prix des non-roulants et le prix habituel des roulants comparables à la même date, soit 51 % (médiane sur 2607 ventes). Les frais acheteur du « ticket » sont ceux des ventes judiciaires (14,28 % TTC) ; une vente volontaire fixe les siens.
La lecture « remise à niveau »
Les cotes restent calculées sur les prix payés. À côté, on propose une seconde lecture qui utilise aussi les ventes plus anciennes, en les corrigeant de deux effets estimés sur 15 688 adjudications d'utilitaires roulants :
- L'évolution du marché : à modèle, âge et maison de ventes égaux, une vente de 2019 valait 34 % de moins qu'aujourd'hui, une vente de 2015 47 % de moins. L'indice est lissé sur trois ans. La maison de ventes est prise en compte pour qu'une étude qui vend plus cher et n'apparaît qu'en fin de période ne passe pas pour une hausse du marché.
- La décote : un véhicule perd environ 13,3 % par an vers 5 ans, 10,6 % vers 10 ans, 7,8 % vers 15 ans (poids lourds : 10,9 % puis 8,3 %, avec l'indice de marché des utilitaires).
Chaque vente des 10 dernières années est ramenée au marché et à l'âge d'aujourd'hui (correction bornée entre ÷3 et ×3), puis pondérée : elle compte moitié moins tous les 2 ans (100 % aujourd'hui, 35 % à 3 ans, 18 % à 5 ans). Médiane et fourchette sont pondérées ; on indique le poids total en « équivalent ventes récentes ».
C'est une estimation, pas un prix observé : elle dépend du modèle d'ajustement. C'est pourquoi elle est affichée à côté de la cote brute, jamais à sa place.
Nettoyage des données
- Modèle : lu dans la désignation et rapproché d'un référentiel de modèles utilitaires. Un lot dont le modèle n'est pas reconnu avec certitude n'entre dans aucune cote.
- Année et kilométrage : lus dans la désignation (date de première mise en circulation, relevé compteur). Rien n'est estimé : un champ illisible reste vide.
- Doublons : un même lot publié deux fois (résultats en ligne et procès-verbal, ou procès-verbal republié) n'est compté qu'une fois.
- Prix aberrants : prix inférieurs à 100 € ou supérieurs à 120 000 € écartés (souvent une erreur de lecture du document).
- Prix frais inclus : certaines ventes de professionnels publient un prix incluant les frais acheteur. Non comparables aux autres, ils sont écartés des cotes.
- Lots invendus ou retirés : exclus.
Score de qualité des fiches
Chaque adjudication reçoit un score de complétude sur 100. Seules les fiches suffisamment renseignées ont une page dédiée ; les autres comptent dans les statistiques et apparaissent dans les tableaux.
| Information présente | Points |
|---|---|
| Prix adjugé | 20 |
| Marque | 10 |
| Modèle reconnu | 15 |
| Année de mise en circulation | 15 |
| Kilométrage | 15 |
| Description détaillée | 10 |
| Photos | 5 |
| Estimation | 5 |
| Équipements | 5 |
| État / contrôle technique | 5 |
Limites
- Toutes les maisons de ventes ne publient pas leurs résultats : le corpus n'est pas exhaustif.
- Les véhicules récents sont rares aux enchères ; pour eux, les cotes reposent sur peu de ventes et le nombre de ventes est toujours indiqué.
- La version (motorisation, longueur, hauteur) n'est pas encore distinguée : un Master L1H1 et un L3H2 de même année sont dans la même cote.